Nociception : sensibilité douloureuse
            > Hypoalgie périphérique et centrale

L'hypoalgie (ou hypoalgésie) correspond à une diminution de la perception douloureuse qui peut être due à une interaction tact/douleur au niveau des neurones périphériques ou centraux.

Interaction hypoalgique tact / douleur

La voie tactile (noir) active par une collatérale un interneurone inhibiteur (rouge) de la voie douloureuse (bleue) qui libère un neurotransmetteur opioïde : plus il y a de tact, moins il y a de douleur ! C’est une des bases de l’électrostimulation antalgique.
Le neurone de la douleur (ici : fibre C) a la propriété de synthétiser des récepteurs aux opioides (enképhalines) qui vont se retrouver aux deux extrémités du neurone : à la synapse centrale pour recevoir les enképhalines de l’interneurone venant de la voie tactile ; à la périphérie (dans la peau) où ils peuvent aussi agir (toujours dans le sens de l’hypoalgie) en cas d’inflammation.

Notons que tout au long de la voie douloureuse, d'autres interneurones utilisant aussi des morphines naturelles (endorphines), peuvent atténuer ou inhiber les messages douloureux. Ces circuits de l'hypoalgie sont certainement impliqués dans nombre de thérapies anti-douleur (électro-stimulations centrales, mais aussi psycho- ou musico-thérapies, méthodes « persuasives », etc.).

Contrôle inhibiteur descendant
 
Mis en évidence par l'équipe de Besson (Le Bars et al.) ce contrôle inhibiteur descendant explique, a posteriori, l'hypoalgie de type
« pointes de feu » : une douleur vive et localisée, va inhiber le fond douloureux de tout un territoire.